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16.7.08

Béret de sport ou de plage (crochet)


Ce béret est fait au crochet, avec de la laine zéphyr blanche ; le centre est orné d'une grande, et le bord d'une plus petite ancre, exécutées l'une et l'autre avec de la laine bleu marine, sur une forme découpée en carton.

On fait une chaînette de 4 mailles en l'air, dont on joint la dernière à la première pour former un cercle.

1er tour. — Sur le cercle, 8 mailles simples, posées à cheval.

2e tour. — 2 mailles simples sur chaque maille.

3e tour. — Alternativement, 1 maille sur la plus proche maille, et pour une augmentation 2 mailles sur la maille suivante.

4e au 6e tour. — Comme le tour précédent ; mais le nombre des mailles simples, situées entre les augmentations, s'augmente d'une maille dans chaque tour.

7e au 15e tour. — 1 maille simple dans chaque maille ; mais dans chaque tour on augmente 5 fois, et dans le dernier seulement 4 fois, à intervalles réguliers, mais contrariés, c'est-à-dire que les augmentations ne se trouvent pas les unes au-dessus des autres, mais au milieu des intervalles ; le 15e tour se compose de 92 mailles.

16e tour. — * Pour une coquille on relève 1 maille sur la plus proche maille ; on fait 3 mailles en l'air, et l'on termine la 3e de ces mailles avec celle qui se trouve sur le crochet, — 1 maille simple sur la plus proche maille ; — on recommence depuis *.

17e au 24e tour. — Comme le tour précédent, mais on fait la coquille sur la maille simple ; dans le 17e et le 20e, on augmente 6 fois, — dans le 22e, 8 fois, d'une coquille et d'une maille simple, toujours en contrariant les augmentations ; pour ces augmentations, on fait la dernière maille, précédant une augmentation, sur la maille dans laquelle on a fait la coquille, — et l'on fait 2 mailles dans la maille suivante.

25e au 43e tour. — 1 maille simple sur chaque maille ; mais dans le 28e tour après chaque 7e maille, — dans le 31e et le 34e après chaque 6e maille, — dans le 37e après chaque 8e maille simple, on termine ensemble les 2 mailles suivantes, pour former une diminution. — Pour le bord qui doit être relevé en dessus, on fait, depuis l'envers, 8 tours de mailles simples, et l'on fixe les ancres.

2.7.08

Chapeau pour fillette


La calotte basse de ce chapeau en paille blanche est entourée d'une draperie en mousseline de soie blanche ; la passe est garnie d'une guirlande de myosotis bleus et blancs avec feuillage vert pâle ; le dessous de la passe est recouvert de mousseline de soie bleue froncée à petites têtes. La draperie, en mousseline de soie blanche, est terminée devant sous un grand nœud ; le chapeau doit être porté en arrière.

25.6.08

Chapeau en mousseline de soie

chapeau mousseline
La passe de ce chapeau, genre toquet, est formée d'une draperie en mousseline de soie maïs, terminée devant en un gros chou froncé. La calotte très plate, est recouverte de tulle d'or brodé, découpé en dents arrondies, et ornée d'un piquet de roses roses nuancées ; la passe, aplatie derrière, est posée sur les cheveux et garnie d'un nœud en ruban de velours noir.

24.6.08

Chapeau de paille pour jeune fille

chapeau pour jeune fille
La calotte très basse et la large passe de ce chapeau sont exécutés en paille crème ; celle-ci imitant des copeaux donne à la forme un caractère très original. La calotte est entourée d'une guirlande de chrysanthèmes blancs avec feuillage givré. Le côté très relevé de la passe est orné d'un ruban en velours noir.

13.6.08

Capote pour petite fille

capote pour petite fille
Nous décrivons aujourd'hui la manière d'exécuter une petit capote d'enfant et pour laquelle on peut utiliser des restes de soie, de lainage et de rubans. Notre modèle, fait en soie Liberty blanche, est destiné à une petite fille de 6 à 8 ans ; mais on peut facilement l'établir plus petit pour des enfants moins âgés. On la double d'une légère couche de ouate, si on l'établit en velours la ouate est inutile.


On exécute d'abord en mousseline raide la forme gravure Nº 3, d'après les croquis réduits N° 2 (ces croquis sont établis au dixième de la grandeur d'exécution). On taille un morceau d'après chacune des fig. 1 et 2 ; on les assemble depuis 1 à 2 en fronçant légèrement le contour de derrière dans la fig. 1 ; on exécute les deux petites pinces indiquées devant dans la fig. 1. Puis on taille une bande de soie Liberty ayant 75 centimètres de longueur et 35 centimètres de largeur environ ; on la dispose en six rangées de fronces simples, à 1 centimètre de distance les unes des autres, puis on la fronce, en formant 10 rangés de petites têtes placées à la même distance que les premières fronces, ensuite l'on exécute encore 5 rangées de fronces simples ; on garnit le bord extérieur de rangées froncées en petites têtes (voir la gravure Nº 4 représentant l'exécution des fronces).

On recouvre le fond en mousseline raide (voir le croquis réduit fig. 2 et la gravure N° 3) avec un morceau de soie Liberty posé à plat, et l'on monte la bande de soie froncée sur la forme en égalisant les fronces et de façon que les premières fronces recouvrent le contour de devant de la forme, et que les dernières petites têtes encadrent par derrière le fond en soie unie ; on fixe les fronces sur le fond au moyen de points invisibles. On double la capote d'une légère couche de ouate taillée également d'après les croquis réduits, et fixée à l'aide de grands points, d'abord sous le fond (fig. 1), puis sous la passe (fig. 2) de la capote, enfin on borde celle-ci d'un biais de soie ayant 3 centimètres de largeur.

exécution de la ruche
On taille, pour la ruche qui garnit la capote, un biais de soie ayant 4 mètres 50 de longueur que l'on borde d'un ourlet étroit, mais on peut aussi l'effiler au lieu de l'ourler ; cette ruche a 3 centimètres 1/2 sur le front et 2 centimètres 1/2 seulement tout autour. On dispose la partie la plus large en triples plis creux, la partie moins large en doubles plis creux (voir la gravure N° 5, représentant l'exécution de la ruche). On applique la ruche sur la capote en la fixant au moyen d'une piqûre, masquée sous un biais de soie drapé, ayant 6 centimètres de largeur et 34 centimètres de longueur. Ensuite, l'on garnit la capote avec les choux placés l'un à côté de l'autre ; celui du milieu est un peu plus grand que ceux des côtés; on double le fond de la capote avec de la satinette blanche et l'on fixe les brides de chaque côté, on taille pour celles-ci des bandes de soie ayant 40 centimètres de longueur, 8 centimètres de largeur que l'on coud sur la capote en les repliant. (Voir la gravure Nº 1.)


On taille pour un chou, un biais de soie ayant 6 centimètres de largeur et 80 centimètres de longueur environ ; on borde un des côtés d'un ourlet, ou bien on l'effile comme sur notre modèle ; on fronce le côté opposé (voir la gravure N° 6) et en serrant fortement les fronces on obtient la forme voulue ; on arrête les fronces à l'aide de quelques points, puis on pose le chou sur la capote en le fixant par les fronces, mais il faut avoir soin de ne point passer l'aiguille à travers le chou. On peut établir les choux plus ou moins grands, les gravures 1 et 8 montrent la manière de les poser sur la capote.

Lorsque la garniture est terminée, on double la passe avec de la satinette ou de la soie ; on taille pour cela une bande de la largeur et de la longueur nécessaire, en réservant l'étoffe pour l'ourlet, on fixe la bande au moyen de points légers le long du bord de devant ; on fronce le côté opposé de la doublure afin de lui donner la largeur et de la longueur nécéssaire (voir la gravure Nº 7) et on la coud sur la doublure du fond. On arrête les extrémités de la doublure le long du bord intérieur de la capote.

Pour exécuter une capote, telle que nous venons de la décrire, il faut 2 mètres 75 de soie Liberty en 54 centimètres de largeur environ.

18.5.08

Toque pour visites

Cette toque, dont la forme convient aux jeunes femmes, est spécialement destinée à la céremonie du mariage civil. On l'éxecute en tresse de paille de crin blanche, froncée et bordée de fil d'or ; le devant est garni d'un nœud en ruban d'or, soutenu par du laiton et entouré au pied d'une étroite guirlande de roses pompon. Une guirlande semblable garnit la calotte ; on complète la toque par un nœud de velours noir.

17.5.08

Chapeau Louis XV

Ce chapeau, éxecuté en paille de riz crème, est agrémenté de tresse de paille de soie blanche ; la calotte est entourée d'une guirlande de roses nuancées avec feuillage. La passe, relevée à gauche est soutenue par une barrette de velours masquée sous un nœud à pans tombant sur le chignon ; trois bandes de velours, terminées en pointes et retenues sous des boutons de strass, garnissent le côté.

29.4.08

chapeau de visites

chapeau visitesLa passe de ce chapeau est formée de trois plateaux en feutre de soie gris ; la calotte, très basse, est entourée d'une plume d'autruche grise, fixée sous des nœuds en ruban de velours noir ; la passe, très relevée à gauche, est maintenue par des agrafes de bijouterie et garnie d'une plume grise assez courte.

28.4.08

CHAPEAU LAMBALLE

chapeau lamballeLa forme en laiton de ce chapeau de jardin ou de plage est recouverte de mousseline blanche, disposée en larges plis ; le contour extérieur et le dessous de la passe, relevée devant, sont ornés d'un volant de dentelle froncée retombant tout autour en voilant la passe ; celle-ci est garnie devant de deux ailes de mouette, blanches à reflets gris argent. Le côté gauche de la passe est muni d'une grande écharpe en mousseline de soie blanche, disposée à l'extrémité non cousue en un large nœud que l'on fixe sur le devant du corsage.

Il est bien entendu que le chapeau, exécuté de cette façon, ne convient qu'aux jeunes demoiselles. Les dames âgées pourront le porter en l'établissant tout en noir.

14.4.08

Formes de chapeaux pour fillettes

formes de chapeaux pour fillettesGrand chapeau rond, en paille bleu foncé et de différentes couleurs, avec calotte ayant 6 centimètres de hauteur ; passe ayant 9 centimètres de largeur.

Chapeau de forme marine, en paille fine blanche.

Chapeau forme Directoire, en paille de fantasie de couleur.

27.12.07

Bonnet de nuit au tricot pour dame âgée

bonnet de nuit pour dame âgée
Ce bonnet est exécuté avec du fil blanc fin et des aiguilles en acier (voir la gravure du travail en grandeur naturelle). On tricote d'abord en allant et revenant le morceau du milieu en commençant par le bord de derrière comme suit :

1er tour. — Entièrement à l'endroit.

2e tour. — (L'endroit de l'ouvrage) † 3 fois alternativement une diminution de 2 mailles (pour cela, et 2 fois de suite, l'on relève sans la tricoter 1 maille, on tricote la maille suivante, et l'on rabat la maille relevée sur la maille tricotée), — 2 jetés, —1 diminution †, — 27 mailles à l'envers, ensuite on recommence en sens inverse depuis † à †.

3e tour. — On tricote à l'endroit les mailles du commencement et de la fin désignées depuis † à † du tour précédent, mais on tricote toujours à l'envers le deuxième jeté ; on tricote à l'envers les autres mailles, à l'exception de la maille du milieu, que l'on tricote à l'endroit.

4e tour. — † 1 maille à l'endroit, — 2 fois alternativement 2 jetés et 2 diminutions, — 2 jetés, — 1 diminution, — 2 mailles à l'endroit, †, ensuite 1 diminution, — 4 mailles à l'endroit, — 1 jeté, — 1 maille à l'endroit,— 1 jeté, — 4 mailles à l'endroit, — 1 diminution, — 1 maille à l'envers. (Cette dernière maille forme la maille du milieu de la bande, il faut toujours la tricoter de façon qu'elle paraisse à l'envers sur l'endroit de l'ouvrage.) Après cette maille, on recommence chaque tour en sens inverse.

5e tour. — Comme le 3e tour ; on exécute de cette même façon tous les tours suivants marqués de nombres impairs.

6e tour. — Pour le bord à jours du côté, on exécute alternativement les mailles du deuxième au quatrième tour depuis † jusqu'à † (nous n'énumérons donc que les mailles jusqu'à la maille du milieu), 1 diminution, — 2 fois alternativement 2 mailles à l'endroit, et 1 jeté, — puis 3 mailles à l'endroit, — 1 diminution.

8e tour. — 1 diminution, — 2 mailles à l'endroit, — 1 jeté, — 1 maille à l'endroit,— 1 jeté, — 1 double diminution (pour cela on relève une maille sans la tricoter, on tricote 2 mailles ensemble, et l'on rabat la maille relevée sur les deux mailles tricotées), — 1 jeté, — 1 maille à l'endroit, — 1 jeté, — 2 mailles à l'endroit, — 1 diminution.

10e tour. — 1 diminution, — 1 maille à l'endroit, — 1 jeté, — 3 mailles à l'endroit, — 1 jeté, — 1 maille à l'endroit, — 1 jeté,— 3 mailles à l'endroit, — 1 jeté, — 1 maille à l'endroit, — 1 diminution.

12e tour. — 1 diminution, — 1 maille à l'endroit, — 1 jeté, — 1 double diminution, — 1 jeté,— 3 mailles à l'endroit, — 1 jeté, — 1 double diminution, — 1 jeté,— 1 maille à l'endroit,— 1 diminution.

14e tour. — 5 mailles à l'endroit, — 1 jeté, — 1 double diminution, — 1 jeté, — 5 mailles à l'endroit.

16e tour. — Entièrement à l'envers.

17e tour.Entièrement à l'endroit. Avec ce tour on termine le motif du dessin ; on le recommence encore 7 fois depuis le deuxième tour ; mais à la 7e répétition, on diminue la bande ajourée du côté, de telle façon qu'il ne reste à tricoter à la fin que 1 maille à l'endroit, — 2 jetés, — 1 diminution, — 2 mailles à l'endroit.

Ensuite l'on relève 68 mailles de chaque côté, et l'on exécute d'abord le côté gauche en commençant par derrière de la façon suivante :

1er tour. — On diminue les mailles relevées à gauche, on tricote les autres 6 mailles de la bande rétrécie du côté comme auparavant, et les mailles de la bande du milieu pareil au motif.

2e tour. — On relève toujours la première maille sans la tricoter ; on tricote toujours à l'endroit la deuxième maille et les 2 mailles de la fin de chaque tour ; ensuite* 1 diminution, — 4 mailles à l'endroit, — 1 jeté, — 1 maille à l'endroit, — 1 jeté, — 4 mailles à l'endroit, — 1 diminution, — † puis 2 mailles à l'endroit, — 1 diminution, — 2 fois alternativement 2 jetés, — 2 diminutions, ensuite 2 jetés, — 1 diminution, — 2 mailles à l'endroit, et l'on recommence depuis * à †. Puis pour les mailles du milieu, 1 maille à l'envers * et l'on recommenre 3 fois depuis * à * ; pour terminer on tricote les deux mailles de la fin au lieu des deux mailles à l'envers. On exécute les tours suivants des 8 motifs suivants de la même façon que le milieu, mais on tricote le deuxième tour de chaque répétition de la bande à jour, de la façon suivante : 1 diminution, — 3 fois alternativement 2 jetés, — 2 diminutions, — puis 2 jetés, — 1 diminution. A la cinquième répétition, on augmente d'une maille, au commencement et à la fin de chaque quatrième tour suivant ; la première des mailles de ces tours doit toujours paraître à l'envers, les autres doivent paraître à l'endroit. Aux deux derniers tours du prochain motif, on ne tricote pas les mailles de côté depuis le bord inférieur jusqu'à la maille du milieu de la plus proche bande. Aux tours suivants, on démonte les mailles peu à peu, de façon à n'avoir plus que 19 mailles sur l'aiguille au dernier tour. Ensuite, l'on relève ces mailles démontées, les mailles de lisière des côtés, ainsi que les premières mailles montées de la bande du milieu (il faut froncer un peu cette bande), et l'on tricote tout autour le bord suivant :

1er tour. — Entièrement à l'endroit.

2e au 4e tour. — Entièrement à l'envers.

5e tour. — Alternativement 1 jeté,— 1 diminution.

6e et 7e tours. — Comme le deuxième au quatrième tour.

8e tour. — Comme le premier tour ; ensuite on démonte toutes les mailles. On monte 4 mailles pour la dentelle et l'on tricote en allant et revenant de la façon suivante :

1er tour. — Entièrement à l'endroit. (On relève toujours la première maille sans la tricoter, de façon à former un rang de mailles-chaînettes.)

2e tour. — 1 maille à l'endroit, — 2 jetés, — 2 mailles à l'endroit.

3e tour. — Entièrement à l'endroit, mais on tricote le deuxième jeté à l'envers.

4e et 5e tours. — Comme le 1er tour.

6e tour. — 1 maille à l'endroit, — 2 jetés, — 1 diminution,— 2 jetés, — 2 mailles à l'endroit.

7e au 9e tour. — Comme le 3e au 5e tour.

10e tour. — 3 fois alternativement 1 diminution, — 2 jetés, — puis 2 mailles à l'endroit.

11e au 13e tour. — Comme le 3e au 5e tour ; puis on démonte les mailles de façon à ne plus en avoir que 4 sur l'aiguille, et l'on recommence toujours le deuxième au 13e tour. Ensuite on borde la dentelle d'un tour de picots au crochet, pour lequel on exécute alternativement 2 mailles simples sur les 2 mailles suivantes d'une dent, et un picot, composé de 4 mailles en l'air et d'une maille simple sur la première de ces mailles. On passe chaque fois une maille aux pointes ainsi qu'aux creux. On garnit les deux côtés du bord tricoté du bonnet avec cette dentelle, et l'on passe un ruban étroit dans le tour à jours.

6.12.07

chapeau de théâtre

chapeau de théâtreCe chapeau très élegant, en mousseline de soie rose, est garni de plumes d'autruche et de paillettes d'acier ; la calotte plate est recouverte d'une draperie de mousseline ; la passe est cachée sous de la mousseline froncée à petites têtes, dont les fils de fronce sont masqués sous d'étroits galons pailletés ; le devant est orné d'un chou en mousseline, retenu par une boucle de bijouterie, voilée de mousseline ; le côté gauche est garni d'une plume rose dont le tuyau est brodé de paillettes ; la calotte est entourée d'une plume semblable, mais plus longue, et retombant derrière sur les cheveux.

3.12.07

Cape de chasse et de voyage pour homme

(Laine nécessaire : 50 grammes.)


Cette cape se compose de deux morceaux. On l'exécute avec de la laine zéphir rouge-brun, des aiguilles en bois, et en mailles assez lâches. On commence par le fond ; ayant monté 60 mailles, on tricote pour le bord, en allant et revenant, 42 tours de côtes, toujours alternativement 2 mailles à l'endroit et 2 mailles à l'envers ; ensuite 2 tours à l'envers, 1 tour à l'endroit, — 2 tours à l'envers ; on tricote le tour suivant alternativement 1 maille à l'endroit et 1 maille à l'envers. On exécute le tour suivant entièrement à l'envers, et l'on recommence 30 fois alternativement ces deux derniers tours ; mais il faut contrarier chaque fois les mailles. Puis, tout en continuant le dessin, on diminue le morceau, en tricotant ensemble deux mailles, après chaque sixième maille du tour suivant, et l'on répète ces diminutions dans chaque deuxième tour, cependant le nombre des mailles diminue chaque fois d'une maille avant et pendant ces diminutions.

cape pour hommePour le morceau de devant, on monte 56 mailles, et l'on tricote le bord ; ainsi que les rangs de dessus comme le morceau précédent : mais on n'exécute que 14 tours du dessin contrarié, avant de commencer l'ouverture pour la figure. Pour cette ouverture, on partage les mailles de façon à en avoir 17 de chaque côté, et qu'il en reste 22 pour le milieu. De ces 22 mailles, on tricote 2 mailles ensemble après chaque deuxième maille du prochain tour, ensuite l'on tricote un tour entièrement à l'envers et on démonte les 17 mailles qui restent au milieu. Puis on exécute l'un après l'autre les côtés en tricotant 27 tours du dessin indiqué plus haut. On monte 22 nouvelles mailles entre les côtés, pour le bord supérieur ; on tricote 12 tours sur toutes les 56 mailles, et l'on diminue le morceau comme on a diminué le morceau précédent. Ensuite on assemble les deux morceaux par un surjet. On relève sur 4 aiguilles les mailles de l'ouverture du morceau de devant ; on tricote 3 tours entièrement à l'envers, puis on démonte les mailles.

25.11.07

CHAPEAU D'HIVER

La capote que nous allons décrire est destinée à faire un chapeau de visites et de théâtre ; telle que nous la donnons, elle est plus spécialement destinée aux jeunes femmes, mais, à la rigueur, elle peut être portée jusqu'à trente-cinq ou quarante ans. Passé cet âge, on fera bien d'en changer la couleur : moyennant cette simple modiflcalion, notre capote deviendra suffisamment sévère pour se poser même sur des cheveux grisonnants, la forme en étant très seyante, la garniture n'ayant rien d'exagéré ni d'excentrique.

Le modèle que nous dédions aux jeunes femmes est en satin antique (ou en velours miroir) rose de Chine. Le fond est coulissé ; un biais de velours froncé par le milieu et formant double tête est mis en diadème par devant. Un nœud de satin noir, dont les quatre coques sont groupées en manière de chou, garnit le milieu du chapeau ; deux ailes de jais s'étendent de chaque côté, comme les ailes ouvertes d'un oiseau ; petites brides en ruban de satin n° 5.

Il faut pour faire ce chapeau : satin antique (ou velours miroir), 80 centimètres; ruban de satin noir n° 22, 1 mètre ; ruban de satin noir n° 5, 1 mètre 50 ; 2 ailes de jais.

Nous allons d'abord nous occuper de la forme, partie très importante du chapeau, et la plus difficile à exécuter. On prendra pour la faire, soit de la sparterie (noire ou blanche, peu importe), soit du tulle raide très apprêté ; le velours qui doit la recouvrir étant un peu lourd, il est indispensable qu'elle soit très ferme pour ne pas se déformer. Cette forme se compose de cinq morceaux, tous différents ; on les taillera avec le plus grand soin, en suivant très exactement toutes les proportions indiquées par nos croquis. Nous avons multiplié les mesures afin de faciliter ce travail assez délicat ; en les observant bien, on arrivera certainement à obtenir d'une façon précise la courbe du diadème, croquis n° 5, — de la passe, croquis nº 4, — et les deux parties formant la hauteur de la calotte, croquis nº 2 et 3, et c'est précisément sur cette courbe que nous appelons l'attention de nos lectrices, car toute la grâce de la forme en dépend.

chapeau d'hiverLes morceaux ayant été coupés, on les montera en les réunissant comme il suit. On prendra d'abord le fond, représenté par le croquis n° 1 ; sur l'extrême bord de la partie arrondie indiquée par la lettre a, un laiton sera cousu à points noués ; il s'arrêtera de chaque côté aux deux angles qui se trouvent en bas du morceau ; on le laissera dépasser de 5 millimètres, et ces deux petits bouts resteront ainsi momentanément, sans être repliés. Donc, ce fond, qui ressemble à peu de chose près à la porte d'un bonnet d'enfant, sera laitonné tout autour, sauf à sa base.

chapeau d'hiverLe morceau représente par le croquis nº 2 sera réuni au fond en cousant le côté désigné par la lettre b, sous le bord a du fond; on croisera les deux bords l'un sur l'autre de 5 millimètres, pour que la couture soit solide et que les deux parties soient intimement unies ; les deux courbes doivent s'ajuster exactement et il devra en être de même pour toutes les autres. On aura soin de faire les points de la couture à cheval sur le laiton qui entoure le fond, afin que le bord ne se soulève pas.

chapeau d'hiverOn réunira ensuite le côté d du morceau figuré sur le croquis nº 3, au côté c du morceau n° 2 ; et après que la couture aura été faite, on posera en dessus un laiton qui suivra exactement la ligne de jonction ; on le coudra, comme toujours, à points noués, et on laissera les deux extrémités dépasser un peu à chaque bout, toujours sans les replier. Ceci fait, on prendra la passe (croquis n°4) et on ajustera à son contour extérieur, indiqué par la lettre g, le côté h du diadème (croquis nº 5) ; celui-ci se trouvera dépasser un peu de chaque côté les deux pointes aiguës qui terminent les deux extrémités de la passe, mais c'est voulu : on verra pourquoi. En réunissant les deux morceaux, on aura soin de faire passer le bord de la passe sur le bord du diadème, en les croisant l'un sur l'autre de 4 ou 5 millimètres ; on coudra ensuite sur la ligne de jonction un laiton qui suivra exactement le bord de la passe (côté g) et qu'on laissera, cette fois encore, dépasser un peu à chaque bout. chapeau d'hiverLe diadème et la passe étant ainsi ajustés, il faudra les réunir à la calotte ; le côté e du morceau n° 3 viendra s'appliquer sur le contour f de la passe (croquis nº 4) ; on le fera descendre de 4 millimètres au-dessous du bord, afin que la couture puisse être suffisamment solide et, comme pour les parties précédentes, on posera ensuite un laiton qui suivra la courbe intérieure de la passe et la ligne de la couture. On s'apercevra alors que les deux extrémités du diadème, qui dépassaient les pointes de la passe, viennent compléter ce qui aurait manqué de longueur à celle-ci pour que sa partie creuse corresponde exactement au contour e du morceau n° 3, formant la base de la calotte. Il ne restera plus alors qu'à laitonner le bord inférieur du diadème (côté i du croquis nº 5), celui qui repose directement sur la tête ; mais il faudra que ce même laiton fasse tout le tour du chapeau, c'est-à-dire qu'il tourne dans l'ouverture de la forme par derrière, les deux bouts venant se rejoindre et se croiser largement à la base du fond. Le laiton sera, comme toujours, cousu à points noués, et à l'extrême bord du contour, de telle façon, qu'en le cousant on soit obligé de faire les points à cheval, comme pour un surjet.

chapeau d'hiverLes deux extrémités du laiton seront solidement arrêtées, pour qu'elles ne percent pas le velours en se redressant.

Les bouts des laitons marquant les arêtes de la forme, ceux-là mêmes que nous avions recommandé de laisser dépasser le contour, seront alors repliés en dessus et bien aplatis à l'aide d'une petite pince ; ils enserreront ainsi le laiton qui soutient le contour de la forme, ce qui donnera à celle-ci une grande

chapeau d'hiverLa forme étant ainsi construite, on la façonnera, c'est-à-dire qu'on donnera aux laitons une régularité, une rectitude parfaites, ne leur permettant ni ondulation, ni creux, ni bosse. Par derrière, aux deux angles marquant chaque côté de la base du fond, on courbera le laiton, on le pliera, de façon à ce que cette base, restant horizontale, arrive à foncer presque un angle droit avec le bord des parties latérales de la calotte ; ce mouvement donnera à l'ouverture de la forme, par derrière, l'apparence d'une porte ; pour faire mieux comprendre, nous avons figuré par une simple ligne (croquis n° 6) la forme que l'on doit donner au laiton par derrière ; la lettre a indique la ligne horizontale formant la base du fond.

chapeau d'hiverLe croquis nº 7 donne l'ensemble de la forme.

Il s'agit maintenant : 1° de recouvrir la forme ; 2º de la garnir.

Notre capote est entièrement recouverte (à l'exception du diadème) de satin antique coulissé, ainsi que l'indique le croquis nº 8. On se servira, pour coulisser, d'une ganse de coton n° 12 ; comme ilne faut pas alourdir le chapeau, quatre rangs suffiront pour le recouvrir jusqu'au bord de la passe. chapeau d'hiverOn commencera, bien entendu, par le fond. On coupera dans le biais une bande de satin antique, large de 5 centimètres 1/2 et longue de 35 centimètres. On placera la ganse, à l'envers, sur l'un des côtés, en rabattant le bord du biais suffisamment pour la recouvrir ; on coudra ce rempli à petits points, en serrant bien la ganse de façon à l'emprisonner étroite ment entre les deux épaisseurs de l'étoffe. En commençant la couture, on laissera l'extrémité du biais dépasser la ganse d'un centimètre environ, et on fera un point solide pour arrêter celle-ci, afin qu'elle ne s'échappe pas. On fera glisser l'étoffe sur la coulisse, en pressant les fronces les unes contre les autres, jusqu'à ce qu'elles soient toutes groupées sur une longueur de ganse correspondant à 9 centimètres, et on laissera le biais dépasser un peu la ganse à l'autre extrémité, comme au bout opposé, en faisant également un point d'arrêt. Cette bande coulissé sera disposée sur le fond du chapeau, de façon à ce que le bord gansé s'arrondisse en boucle, les deux bouts de la ganse s'arrêtant en se rejoignant à la ligne droite formant la base du fond. chapeau d'hiverLe biais s'étendra dans la largeur, jusqu'au laiton qui entoure le fond, les fronces rayonnant, comme l'indique le croquis n° 9 ; on fixera le côté libre du biais par un point de bâti, en ayant soin qu'il s'arrête en dedans du laiton ; s'il le dépassait, on le couperait ; les deux extrémités du biais seront rentrées sous le bord de la forme. Il restera dans l'intérieur de la boucle formée par le bord gansé un petit espace vide laissant à découvert le tulle de la forme ; on glissera dans la boucle une rondelle de satin antique suffisamment grande pour remplir le vide, en la fixant par quelques points.

Ceci fait, on préparera de la même façon une seconde bande en biais, large également de 5 centimètres 1/2 et longue de 60 centimètres ; mais cette fois, les fronces couvriront une longueur de ganse équivalant à 20 centimètres. Le côté gansé du biais sera cousu tout autour du contour laitonné du fond, en dedans du laiton ; le bord opposé descendra sur la calotte et on l'arrètera par un bâti en régularisant les fronces.

Le troisième biais, coupé toujours sur la même largeur (5 centimètres 1/2), aura 70 centimètres de longueur ; on le coulissera sur un bout de ganse long de 29 centimètres. Le côté gansé sera cousu sur le pied du biais précédent, tout contre le deuxième laiton qui soutient la forme, en tournant au milieu des parois de la calotte ; on le mettra au-dessus de ce laiton plutôt qu'en dessous. On donnera au quatrième et dernier biais 75 centimètres de longueur ; il aura au milieu 6 centimètres de largeur ; mais on pourra le diminuer un peu sur les côtés, cette bande étant destinée à recouvrir la passe, qui se trouve plus large au milieu, par devant, que sur le côté. Le plus simple, d'ailleurs, est de couper tout le biais sur 6 centimètres et de supprimer ensuite la largeur inutile. La ganse faisant coulisse aura cette fois 36 centimètres de longueur. Le côté gansé suivra la courbe du troisième laiton de la forme, celui qui se trouve à la base de la calotte ; le côté opposé descendra un peu sur le diadème, jusqu'à moitié tout au plus de sa hauteur, cette partie du travail étant terminée, on coupera un petit biais de satin antique, large de 3 centimètres, et on s'en servira pour border à cheval le contour du dia dème, c'est-à-dire le bord qui repose sur la tête. On laissera les deux bords du biais tels qu'ils sont, sans les remplier, ce qui ferait des épaisseurs inutiles, l'un devant se trouver pris sous la coiffe, et l'autre dissimulé sous la garniture du diadème.

C'est alors précisément, qu'on s'occupera de garnir le diadème. Nous avons dit que cette partie du chapeau devait être recouverte par un biais froncé, formant une double tête. On prendra, pour faire cette garniture, une bande de satin antique ayant 1 mètre de longueur et 12 centimètres de largeur ; on laissera cette largeur à la bande, au milieu seulement, sur une longueur de 30 centimètres, puis on la diminuera graduellement sur les côtés jusqu'à ce qu'elle arrive à n'avoir plus, aux deux extrémités, que 9 centimètres 1/2 de largeur ; la garniture aura ainsi une forme plus gracieuse, étant plus haute au milieu du diadème que sur les côtés. Le biais ainsi coupé, on en repliera les deux bords à l'envers, suffisamment pour qu'ils se rejoignent et se recroisent de 4 ou 5 millimètres ; on les maintiendra provisoirement par un bâti, puis, à petits points devant, on passera un fil exactement au milieu de la bande. Au moyen d'une épingle, on fixera cette bande par le milieu, au point correspondant exactement au milieu du diadème (milieu de la longueur, milieu de la largeur), puis, on fera glisser chaque moitié du biais sur le fil qui le traverse, afin de le froncer ; on régularisera les fronces qui se formeront, en les faisant glisser sur le fil jusqu'à ce que toute la longueur du biais se trouve placée et que ses deux extrémités arrivent juste aux deux bouts du diadème. On aura soin de mettre plus de fronces au milieu que sur les côtés du diadème, afin que ceux-ci ne ressortent pas trop. Le biais étant disposé et arrêté par quelques épingles, on le coudra par le milieu en suivant exactement le fil des fronces, et en dissimulant les points le mieux possible ; le milieu du biais devra correspondre à la ligne supposée qui marquerait le milieu de la hauteur du diadème dans toute son étendue. Au lieu de plaquer, d'aplatir cette espèce de ruche à deux têtes, on la façonnera, an contraire, en la refermant pour qu'elle se détache du chapeau, et en faisant un peu tuyauter les fronces.

chapeau d'hiverGarniture du chapeau. — Le milieu de la capote est garni par un nœud de satin noir et deux ailes Walkyrie en jais, formant un ensemble représenté par le croquis n° 10. Le nœud se compose de quatre coques et de deux bouts coupés en pointe. Voici comment on s'y prendra pour le faire.

On coupera quatre bouts de ruban longs de 17 centimètres, destinés à faire les coques ; chaque bout
sera préparé comme il suit : on plissera séparément les deux extrémités, en formant, tout à fait au bout, dans la largeur du ruban, trois ou quatre petits plis ; puis, on refermera la coque en réunissant les deux extrémités, qui seront cousues ensemble. On coupera ensuite les deux bouts simples sur une longueur de 14 centimètres, et on les taillera d'un côté en pointe aiguë.

chapeau d'hiverLes éléments du nœud étant ainsi préparés, on les réunira en cousant les quatre coques par le pied, l'une contre l'autre, de façon à ce qu'elles ferment une demi-couronne ; les coques seront posées debout, c'est-à-dire que les deux côtés ouverts, bordés par les lisières du ruban, se trouveront en haut et en bas ; les deux bouts taillés en pointe viendront s'ajouter à chacune des deux extrémités de ce groupe ; la figure a du croquis nº 11, indique cette disposition : les petits ronds représentent le pied des coques et des bouts ; les quatre du milieu correspondent aux quatre coques et les deux placés à chaque extrémité indiquent la place que les deux bouts en pointe doivent occuper. Pour donner au nœud la forme définitive qu'il doit avoir, on n'aura plus alors qu'à refermer la demi-couronne, de façon à ce que les quatre coques seulement arrivent à se toucher parle pied ; on fera quelques points pour les maintenir ainsi réunies, mais les deux bouts resteront en dehors du groupe, de chaque côté, pour qu'ils puissent bien s'étendre horizontalement, direction qu'on devra leur donner ; la figure b du croquis nº 11, représente la disposition des différentes parties du nœud, une fois la demi-couronne refermée : les quatre ronds du milieu indiquent le pied des quatre coques ; les deux ronds marqués d'une petite croix, celui des deux bouts coupés en pointe.

Le nœud, ainsi composé, doit former une sorte de gros chou, avec les deux bouts s'étendant de chaque côté, comme des ailes ; on aura soin de tourner les pointes dans le sens indiqué par nos croquis.

Le nœud sera fixé au milieu du chapeau, les deux coques inférieures arrivant juste au bord de la ruche du diadème. On complétera la garniture en fixant les deux ailes de jais de manière à ce qu'elles se dirigent parallèlement aux deux bouts de ruban taillés en pointe ; elles sembleront sortir du nœud et leur monture se cachera sous les coques. Le croquis n° 10 fera bien comprendre cet arrangement et donnera une idée assez exacte de l'ensemble de la garniture.

Brides. — On pliera en deux, dans sa longueur, le ruban de satin n° 5 et on le fixera par le milieu derrière le chapeau, au point correspondant exactement au milieu de la base du fond, tout au bord ; puis, chaque bout s'enroulant en torsade un peu lâche, descendra de chaque côté en suivant le bord de la capote, et s'arrêtera à l'endroit où finit la ruche du diadème. Les brides se noueront simplement sous le menton ; on peut aussi les faire plus courtes, et rattacher avec une épingle de fantaisie en les relevant de chaque côté vers l'oreille, les coques et les pans devront être alors d'égale longueur.

chapeau d'hiverNos lectrices n'oublieront pas de mettre une coiffe à leur chapeau. Le croquis n° 12 montre la capote dans son ensemble. Il sera facile de la modifier ; nous avons dit qu'on pouvait indifféremment la faire en satin antique ou en velours miroir ; le satin antique a l'avantage d'être plus mince et plus léger. Voici plusieurs combinaisons auxquelles nos lectrices seront libres d'accorder leurs préférences.

Capote en velours noir.Nœud de satin noir, ailes d'or, ou ailes de jais.

Capote en velours (ou en satin antique) rubis. — Nœud noir, ailes de jais.

Capote en velours mordoré. — Nœud de satin crème ; ailes naturelles (lophophore ou autre plumage à reflets changeants).

On peut encore (même sur la capote que nous proposons comme modèle) substituer au nœud de satin, soit un pouf de petites têtes de plumes frisées, soit une touffe de roses ou de pavots en velours noir, auxquels on ajoutera toujours les ailes.

26.10.07

chapeau pour jeune fille

chapeau pour jeune filleCe chapeau, fait en feutre rouge foncé, est garni d'un ruban noir ayant 18 centimètres de largueur. On pose ce ruban devant sur la passe ; on le plisse derrière sur le bord de la calotte ; on le termine sur les côtés sous une rosace ; l'une de ces rosaces est ornée d'une aigrette de plumes d'autruche noires. On fixe deux petites rosaces derrière sous la passe.

22.10.07

chapeau pour jeune femme

chapeau pour jeune femmeCe chapeau rond, en feutre mou nuance tabac, est orné sur la passe d'un grand nœud en velours bois de rose, au milieu duquel on fixe une aigrette noire. Les autres garnitures du chapeau se composent de trois rosaces faites en plumes noires, dont l'une est fixée devant contre le nœud, et les deux autres attachées derrière au bord de la calotte.

17.10.07

capote en velours

Cette petite capote en velours mordoré est garnie d'une aigrette de même couleur que le velours, et de fleurs en velours jaune-orange. La forme de la capote, en pointe sur le devant, est découpée en angle par derrière. Le devant est recouvert en velours uni ; un morceau de velours disposé en quatre plis creux recouvre la forme par derrière. Les deux plis du milieu se joignent pour ainsi dire, tandis que les deux plis extérieurs sont posés sur les pointes de la forme.

Le milieu est garni d'un bouffant en velours, qui retombe légèrement par derrière et encadre gracieusement la torsade des cheveux. Un autre morceau de velours, disposé en un gros chou, est posé sur la pointe de devant de la capote. Des bribes en ruban plissé sont attachés par derrière au milieu de la forme et retiennent les plis des côtés. La capote est garnie de de chaque côté avec un petit chou en ruban de satin brun, et une grande fleur en velours de plusieurs nuances ; une aigrette est posée derrière la fleur, du côté gauche.

4.10.07

toque de jeune fille (demi-saison)

La toque, tout en subissant chaque année quelques modifications de détails, reste toujours en principe la coiffure préférée pour les jeunes filles et les très jeunes femmes. Le modèle que nous donnons aujourd'hui à nos demoiselles est un de ceux qui obtiennent en ce moment le plus de succès. Voici comment il est composé : le fond et le bord sont recouverts de velours noir, drapé ; trois touffes de violettes distinctes et détachées les unes des autres, garnissent le devant de la coiffure ; un nœud de velours bleu turquoise (ou vert lumière) est placé par derrière de telle façon, que les coques bien ouvertes, dominant le chapeau, sont parfaitement visibles quand on regarde celui-ci de face.

Pour faire cette toque, il faut :

  • Velours noir en biais, 55 centimètres ;
  • velours bleu turquoise, 30 centimètres ;
  • 3 bouquets de violettes.

  • Forme. —

    La forme (croquis nº 1) se compose de trois parties : 1° la passe ; 2º le fond ou calotte ; 3° le bord.

    1° Passe. — On prendra pour la faire un morceau de tulle gommé très raide, ou mieux encore de sparterie (étoffe spéciale pour les formes de chapeaux), ayant 26 centimètres de hauteur et 23 centimètres de largeur, et pour la découper, on suivra les indications fournies par le croquis nº 2. Les deux extrémités a - a (derrière de la passe) seront croisées (d'un centimètre au plus) et cousues l'une sur l'autre pour fermer la passe, dont la lettre b marque le milieu par devant. On coudra un laiton à l'extrême bord des deux contours (extérieur et intérieur).

    2º Fond. — Le fond se fait en tulle apprêté, mais moins raide que celui dont on se sera servi pour la passe. Le croquis n° 3 donne la forme et les proportions exactes qu'il doit avoir. Le morceau une fois taillé, on formera dans toute sa hauteur trois plis verticaux, ayant la profondeur indiquée par le croquis n° 3, puis, on fera au bord, de chaque côté, quatre pinces, ainsi que l'indique le croquis n° 4, en observant les mesures. Les lignes droites marquent la pliure des pinces ; les lignes pointillées, l'endroit où le pli doit arriver ; les flèches, la direction des plis. La lettre a désigne la partie du fond correspondant au devant de la passe ; la lettre b, la partie qui s'ajuste à la passe par derrière.

    Les pinces sont combinées de manière à ce que la calotte soit moins haute par derrière que par devant. Il peut se faire qu'en taillant la passe et le fond, il se trouve une différence de quelques millimètres avec les proportions données ; il n'y a pas lieu de s'en préoccuper ; en ajustant le fond sur la passe, on en sera quitte pour donner aux deux pièces de derrière et à celles des côtés, un peu plus ou un peu moins de profondeu r; mais on laissera exactement aux quatre pièces du devant les proportions marquées, car elles ont plus d'importance que les autres, et contribuent davantage à donner au fond la forme qu'il doit avoir.

    3° Le bord. — Le bord relevé de la toque, formant un peu le diadème, peut se faire de deux façons: soit en tulle très raide, ou en sparterie ; soit au moyen de deux pailles de riz très lâches (ces sortes de pailles se vendent au mètre chez les merciers ; on s'en sert également pour soutenir le bas des jupes). Une première paille fera tout le tour de la toque ; on la coudra au bord de la passe, en dessous, en la rentrant d'un demi-centimètre, la seconde paille viendra s'ajouter à la première, pour donner au diadème plus d'élévation par devant ; on la rentrera progressivement, en la cousant sur les côtés, de façon à ce qu'elle diminue insensiblement et disparaisse enfin, pour laisser au bord, par derrière, la hauteur de la première paille seulement. Le croquis n° 5 donne toutes les indications nécessaires pour exécuter cette partie de la forme, et servira tout aussi bien pour la tailler en tulle raide ; quant à nous, nous préférons nous servir de pailles pour faire le bord, leur extrême souplesse permettant de bien suivre le tournant du contour de la passe. Un laiton sera cousu au bord du diadème, tout autour. Il faudra, bien entendu, essayer la forme avant de la recouvrir, et si elle entrait trop sur la tête, diminuer la passe, en croisant un peu plus, l'une sur l'autre, les deux extrémités. Nous ne pouvons pas, évidemment, donner des mesures pour toutes les têtes; les proportions que nous indiquons doivent convenir au plus grand nombre, et dans tous les cas, il y aura bien peu de chose à faire pour les rectifier. Pour guider nos demoiselles, nous ajouterons que la toque se met un peu en arrière, comme une capote, et ne doit en aucune façon descendre sur le front.

    Passons maintenant à la garniture du chapeau. Pour recouvrir le fond, on coupera un biais de velours ayant 30 centimètres de largeur ; le point du bord correspondant au milieu de la longueur de cette bande (en mesurant d'une lisière à l'autre), sera fixé par une épingle, au milieu de la passe, par devant, tout au bord, c'est-à-dire touchant au diadème ; puis, on formera avec le velours, de chaque côté, trois plis ayant : le premier, 4 centimètres de profondeur ; les deux autres, 3 centimètres. Le premier pli de droite et le premier pli de gauche se toucheront au milieu ; les deux autres plis viendront se superposer sur le premier ; on laissera seulement une distance d'un demi-centimètre, entre le bord de chacun des trois plis ; on les fixera à mesure avec des épingles. Sur les côtés, on fera descendre le velours jusqu'au fond de la passe (c'est-à-dire contre le diadème), afin qu'elle soit complètement recouverte. On dirigera en arrière les plis marqués et on les réunira tous les six au milieu, par derrière, en un groupe bien serré, en les faisant monter les uns sur les autres. Quand on aura ainsi disposé le velours sur le fond, en ayant soin que les plis soient drapés le plus gracieusement possible, en les tendant suffisamment pour qu'ils ne s'enlèvent pas trop, mais sans les coller cependant, en les laissant souples et un peu bouffants, on coudra définitivement le velours et on s'occupera ensuite de recouvrir le bord. On prendra pour cela un biais de velours, large de 15 centimètres, d'un côté seulement, on y fera un rempli d'un centimètre, que l'on coudra à grands points, très espacés, sans traverser le velours. L'autre côté du biais sera rentré en dessous du bord de la passe, et cousu tout autour, en le tendant un peu, pour bien suivre le tournant de la forme. Cette préparation terminée, on fera descendre le velours en glissant sur le diadème, de manière à former des plis tournants, irréguliers, qui seront arrêtés, d'abord avec des épingles, et cousus ensuite, mais seulement quand l'ensemble sera complet et tout à fait satisfaisant. Le bord du biais (celui qui se trouve correspondre au haut du diadème) sera rabattu en dedans et suffisamment pour cacher les pailles ou le tulle de la forme.

    Pour recouvrir le dessous de la passe, on coupera, à l'aide du croquis n° 2, un morceau de velours (par deux moitiés, afin d'éviter la perte : on les rejoindra par une couture) qui se trouvera avoir la même forme que la passe et s'y appliquera à plat exactement; le contour intérieur entrera un peu dans la calotte, et on l'arrétera par un grand bâti, en y faisant de petits crans, de distance en distance; au grand contour, ou bord de la passe, on fera un rempli imperceptible au velours servant de doublure, et on le coudra à points perdus.

    Nœud. —

    (Croquis n° 6). Le nœud, placé derrière la toque, sera fait en deux parties: 1° les coques; 2° les pans.

    1° Coques. — On coupera une bande de velours prise dans le biais, ayant 15 centimètres de largeur ; on fera de chaque côté un rempli de 1 centimètre 1/2, que l'on arrêtera par de grands points (invisibles à l'endroit). Procédant alors comme nous l'avons expliqué dans notre article sur les nœuds de chapeaux (Voir le n° 34, 28 août LS93), on formera en les attachant avec un fil de laiton, deux coques (croquis n° 7) ayant, toutes faites (du milieu à leur extrémité), 11 centimètres de longueur. Le bout du biais resté libre sera enroulé, tourné, et formera la traverse qu'on laissera un peu lâche. Le nœud ainsi fait mesurera exactement, d'une extrémité à l'autre, 22 centimètres.

    2° Pans. — Pour faire les pans, ou bouts tombants, on coupera un morceau de velours mis en double, ayant les proportions et la forme indiquées par le croquis n° 8. Nous disons, mis en double parce que ces bouts doivent être à double face, car il serait fort laid de voir l'envers du velours. On fermera les deux extrémités a — a (croquis n° 8) en les cousant à l'envers, puis, on retournera le velours, en faisant bien ressortir les pointes des angles, et l'on fermera le morceau à l'endroit par une couture à points perdus, en faisant un rempli très étroit à chacun des deux côtés. Cette couture sera placée, bien entendu, sur le petit côté du morceau, et la pliure du grand côté. Ce morceau ainsi préparé sera plissé par le milieu au moyen d'un laiton bien serré, et les deux pans se trouveront formés (croquis n° 9). On les coudra séparément sur la toque, en les plaçant au milieu par derrière, au-dessus de la passe, le lien de laiton arrivant juste au bord du morceau de tulle qui fait le fond de la forme ; on donnera à ces pans une direction tombante, les deux pointes aiguës étant placées en dedans et en bas (voir le croquis).

    On réunira ensuite les coques aux pans, en les cousant uniquement par le milieu, sous la traverse, cette partie du nœud s'appliquant sur le point où les deux bouts tombants sont serrés par le laiton, de façon à cacher complètement le lien. Les coques, s'étendant horizontalement, doivent être tout à fait détachées du chapeau, se tenir fermes et droites et produire l'effet de deux ailes éployées. Cette sorte de garniture est une des particularités les plus saillantes de la mode actuelle, et l'effet qu'elle produit est tel, qu'on prend généralement l'arrière du chapeau pour le devant ; mais cette fantaisie est fort jolie et très seyante, il faut donc en profiter.

    Pour garnir le devant du chapeau on y placera trois touffes de violettes cousues au niveau de la naissance de la calotte et remplissant bien le vide laissé entre celle-ci et le bord. L'une des touffes fera juste le milieu ; les deux autres seront fixées de chaque côté avec un petit écart de quelques centimètres.

    On pourra, si l'on veut, faire sortir de la touffe placée du côté gauche une petite aigrette très légère formée de violettes à longues tiges.

    La saison étant un peu avancée nous allons indiquer les moyens de modifier la toque de façon à la transformer en chapeau de demi-saison. Disons cependant qu'un chapeau de velours se porte fort bien jusqu'aux derniers jours d'avril.

    Pour faire le fond, on substituera au velours du satin merveilleux. Pour un chapeau de demi-toilette on choisira ce satin d'un joli bleu turquoise un peu pâle, et l'on conservera la garniture en violettes, les deux couleurs s'alliant d'une façon très heureuse. Le bord de la toque et le nœud seront en velours noir. On peut aussi recouvrir le diadème d'un entre-deux pampillé de jais ou d'un galon de jais hérisson. Si l'on préférait que la toque fût d'un beau rouge rubis, on maintiendrait le bord et le nœud noirs, mais on remplacerait les violettes par des choux ou par des roses en velours noir.